Histoire de la basilique

L’historique de la basilique Notre-Dame du Port

Photographies © Paroisse Notre-Dame de Clermont
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Perdue au milieu du quartier historique de Clermont, Notre-Dame du Port ne se laisse trouver que par ceux qui la cherchent vraiment. Ils découvrent alors un des joyaux de l’art roman en Auvergne.


Pourquoi ce nom de Notre-Dame du Port ? Nul cours d’eau à Clermont, mais dès le Moyen-Âge, un quartier cosmopolite, d’échanges, de commerçants. Le port était le quartier marchand, en latin « portus » signifie l’entrepôt. On peut aussi comprendre « le bon port » pour les chrétiens; c’est ici le Christ auquel conduit la Vierge Marie.

Cette église, érigée en basilique en 1881, est d’abord un lieu de prière et de pèlerinage, inscrite depuis 1998 au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO au titre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France.

Elle accueille chaque jour de nombreux touristes, mais aussi des fidèles et des pèlerins.

Faute de documents précis, on connaît mal les origines de l’édifice. Au VIe siècle, l’évêque Avit fait construire une église dans ce quartier, plusieurs fois détruite et reconstruite, avant l’église romane.

Au cours du XIIe s., l’église a été édifiée, en un seul chantier, ce qui explique son extraordinaire unité. Au XVe s., on ajoute une tour fortifiée.

En 1764, les murs reçoivent un badigeon blanc et les colonnes, les piliers et les arcades sont peints en « jaune jonquille ».

La Révolution entraîne le pillage de l’église et la démolition des clochers.

Le XIXe siècle apporte de nouvelles restaurations : réfection des clochers, installation des vitraux, pose d’une toiture en dalles de Volvic. L’église est réaménagée et décorée.

Au début du XXe s., les peintures murales sont entièrement décapées et des joints-rubans en ciment sont réalisés. Toutes les voûtes sont également cimentées.

Au XXIe s., une nouvelle restauration a lieu : à l’extérieur, les dalles de Volvic de la toiture sont remplacées par des tuiles-canal et les pierres sont nettoyées. A l’intérieur, on rétablit la couleur du XVIIIe s. avec un badigeon jaune à la chaux.