Le mobilier

Le mobilier liturgique de Notre-Dame du Port

Photographies © Paroisse Notre-Dame de Clermont
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L’aménagement des églises et le mobilier liturgique

Le Concile Vatican II pose cette question : Qu’est-ce qui est le plus important ? Pour les croyants, c’est le Christ mort et ressuscité et le salut universel, c’est-à-dire que tous les Hommes soient sauvés pour l’éternité.

Une église est le symbole du Royaume de Dieu, elle doit être le signe et l’image de ce que la communauté croit.

L’aménagement des églises doit tenir compte de ces orientations et de les rendre sensibles par le choix des espaces, des volumes, l’emplacement du mobilier liturgique.

Le Concile a par ailleurs voulu que l’assemblée participe davantage, devienne sujet de l’action liturgique, alors qu’auparavant l’insistance était surtout mise sur le rôle du prêtre. « L’Eglise se soucie d’obtenir que les fidèles n’assistent pas à ce mystère de la foi comme des spectateurs étrangers et muets, mais qu’ils participent de façon consciente, pieuse et active à l’action sacrée » précise la constitution sur la liturgie (»» Sacrosanctum Concilium).

 

Les principaux éléments du chœur

L’autel est le symbole du Christ, la pierre angulaire de l’Eglise. Il doit être bien visible et l’on doit pouvoir se rassembler autour.

Il est le lieu du renouvellement de la passion et de la résurrection du Christ. L’autel est à la fois l’idée du rocher (sacrifice) et de la table de la Cène où le Christ partage le pain, et se donne en offrande.

La messe étant désormais célébrée par le prêtre face aux fidèles, l’autel principal n’est plus adossé au mur du fond de l’abside, il est situé davantage au centre du sanctuaire. L’autel doit être plus près des fidèles.

 

L’autel

En 1975, Philippe Kaeppelin réalise l’autel ainsi que la croix de chœur. Cet artiste a réalisé beaucoup de mobilier liturgique. Sur la paroisse Notre-Dame de Clermont,l’autel de Saint-Pierre-les-Minimes et le mobilier de chœur de la cathédrale sont de sa main.

L’ambon

C’est un lieu séparé de l’autel ; c’est le lieu de la Parole.

La voix du lecteur manifeste le fait que, par les lectures, Dieu adresse la Parole à son peuple. Dans l’assemblée, le lecteur est un porte voix, il ne proclame pas sa parole mais il prête sa voix à une Parole qui ne lui appartient pas. Il doit pouvoir être entendu et vu par les fidèles.

Le siège de présidence

Le siège signifie la présence symbolique du Christ, qui est présent au milieu de son peuple, celui au nom duquel la communauté se réunit. Il est celui qui rassemble et qui envoie en mission. La place du siège souligne que le prêtre présidant la célébration doit pouvoir dialoguer avec l’assemblée.

L’important est de créer dès l’entrée de l’église une atmosphère de paix, de rechercher une unité entre l’architecture et le mobilier liturgique, une symbolique qui « rende lisible le mystère célébré » affirme François Bévillard, un des architectes des Chantiers du cardinal.

L’ambon et le siège de présidence

L‘ambon et le siège de présidence sont l’oeuvre du sculpteur Alain Dumas http://www.alaindumas-sculpteur.fr/. L’équipe paroissiale souhaitait que le mobilier s’inspire de la symbolique que l’on retrouve dans l’église.

Sur les chapiteaux, les anges sont les messagers de la Parole de Dieu. C’est donc naturellement que l’on retrouve la forme des ailes comme éléments structurant l’ambon. Celui qui se tient là pour proclamer la Parole prend conscience de l’importance de sa fonction au cours de la liturgie.

La table qui reçoit le livre est de forme circulaire pour reprendre la symbolique du cercle, signe de Dieu. Sur cette table c’est le Livre de la Parole qui est déposé. De bas en haut, les teintes de l’ambon évoluent du sombre au clair. Cela reprend la symbolique voulue par les bâtisseurs romans : le chemin de l’ombre à la lumière, depuis l’avant-nef jusqu’au chœur, et la luminosité de la coupole éclairant la croisée du transept. C’est la lumière du Christ, sa Parole, qui vient illuminer nos vies pour qu’à notre tour nous soyons lumière dans le monde.

Le siège est en harmonie avec l’ambon. Il rappelle que celui qui prend place ici le fait au nom du Christ pour le service de l’assemblée.