Les peintures

Les peintures de Notre-Dame du Port

Photographies © Paroisse Notre-Dame de Clermont
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En 2007-2008, lors des travaux intérieurs de la basilique, les tableaux ont également été restaurés.

On trouve à Notre-Dame du Port six tableaux des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que des peintures murales du XIXe s. dans les chapelles de la nef et du transept.

Philippe DE CHAMPAIGNE [1602-1674]

C’est un peintre classique, peignant essentiellement des sujets religieux. Il est l’un des membres fondateurs de l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture avec Charles Le Brun sous Louis XIV.

L’Annonciation – 1643

Le tableau présente l’épisode de l’Annonciation : l’ange Gabriel vient annoncer à Marie qu’elle a été choisie pour mettre au monde le fils de Dieu. Le nettoyage du tableau et des études révélent que cette Annonciation faisait partie d’un ensemble de versions peintes par CHAMPAIGNE. Cet exemplaire était juqu’alors perdu malgré une rumeur qui le situait à Notre-Dame du Port. Cette version est très similaire à celle exposée au Metropolitan Museum of New York : on y retrouve le célèbre bleu vibrant, ainsi que le prie-Dieu, le voile doré de l’ange et le même geste de Marie.

Jean RESTOUT  [1692-1768]

Il peignait dans le style baroque des sujets principalement religieux et mythologiques.

L’Annonciation  – entre 1740 et 1750

L’ange Gabriel vient annoncer à Marie qu’elle va enfanter Jésus. Marie regarde vers le bas, les bras croisés sur le coeur, comme songeuse ; elle semble toute petite face au messager qui lui apporte la parole de Dieu.

L’Adoration des Mages – environ 1718

Les trois Rois Mages s’agenouillent devant l’enfant Jésus qui vient de naître. Ils se tiennent dans l’étable, entourés d’une foule venue adorer l’enfant, ils lui apportent les offrandes. L’oeil est attiré vers le linge blanc éclatant dans lequel Jésus est enveloppé, les lignes obliques des bras et des regards convergent toutes vers l’enfant.

La fuite en Egypte – moitié du XVIIIe siècle

Dieu apparaît en songe à Joseph et lui ordonne de fuir car le roi Hérode, ayant appris la naissance du « roi des Juifs », fait tuer tous les jeunes enfants de Bethléem.
On peut admirer ici l’éclat des coloris, ainsi que la composition en pyramide dont le sommet est Dieu. Plus que la représentation d’un épisode, il s’agit de mettre en image la double nature du Christ : sa nature humaine, avec l’axe horizontal formé par la Sainte Famille, et sa nature divine, avec l’axe vertical formé par la Trinité.

La Cène, école de Jean Restout – deuxième moitié du XVIIIe siècle

L’auteur de la toile demeure inconnu, mais on y reconnaît le style de Restout.
Le Christ est attablé avec onze Apôtres. Le peintre a saisi le moment où Jésus bénit le vin, symbole de son sang qu’il va verser pour le salut des hommes.
Avec le rythme des apôtres juxtaposés, la composition du tableau accompagne le regard vers celui qui est le plus important : le Christ.

La Résurrection du Christ, auteur inconnu – XVIIIe siècle

On ne connait pas son auteur, peut-être est-ce un élève du frère André qui réalisa une Résurrection très similaire pour la cathédrale de Cahors.
Cette toile mêle les styles du manièrisme et du caravagisme. Elle représente le Christ, bras droit tendu vers le ciel, il sort de son tombeau et fait fuir des soldats.

Les peintures murales

Des peintures murales médiévales il ne reste rien ; celles que nous avons encore sous les yeux datent du XIXe siècle.

Dans les chapelles orientées du transept, on trouve les peintures d’Anatole AUVERGNE [1812-1870], artiste qui a peint aussi l’intérieur de l’abbatiale Saint-Austremoine d’Issoire.

Les chapelles du bas-côté nord sont elles aussi du XIXe s. mais leur auteur reste inconnu.

Ces décors sont récents mais nous rappellent que l’église était entièrement peinte au Moyen-Âge.